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En bref
Durée: Documentation — 1 jour ; réponse du bailleur — semaines ; procédure ARS/tribunal — 2 à 12 mois
Coût: ADIL/CCAS/conciliation gratuits ; diagnostic et avocat — charge du bailleur / aide juridictionnelle
Sur place uniquement

Pour qui ce guide

  • Locataires dans un logement aux défauts graves (moisissures, pas de chauffage, électricité)
  • Familles avec enfants dont la santé pâtit de l’état du logement
  • Ceux dont le bailleur refuse les travaux

À préparer à l’avance

  • Photos de tous les défauts avec date
  • Copie du bail et de l’état des lieux d’entrée
  • Historique des échanges avec le bailleur (courriers, e-mails)
  • Certificats médicaux si la santé a souffert

Procédure étape par étape

  1. 1Identifiez le seuil de manquement. La « décence » (loi de 1989 + décret 2002) impose : toiture étanche, chauffage fonctionnel, eau (froide et chaude), électricité sans danger, surface minimale 9 m², fenêtres. L’« insalubrité » est plus grave, dangereuse pour la vie, reconnue par l’ARS/le préfet.
  2. 2Documentez tout : photos, vidéos, mesures de température. Prouvez que le problème ne vient pas de votre comportement (vétusté ou défaut = charge du bailleur).
  3. 3Adressez au bailleur une mise en demeure (recommandé avec AR) décrivant les défauts, photos, et exigeant les travaux dans un délai (urgence : quelques jours).
  4. 4En cas de refus ou d’inaction, signalez à la mairie (service hygiène/logement) et à l’ARS. Ils peuvent inspecter et adresser une injonction au bailleur.
  5. 5Saisissez la commission départementale de conciliation (gratuite), puis le juge des contentieux de la protection. Il peut ordonner les travaux, réduire rétroactivement le loyer, allouer des dommages.
  6. 6En cas d’insalubrité reconnue par le préfet, le bailleur doit vous reloger ou financer un hébergement temporaire. Le loyer peut être réduit ou suspendu.
  7. 7Ne partez pas « en silence » sans solution : l’expulsion d’un logement indécent ouvre droit au relogement — saisissez le CCAS/DALO.

Erreurs fréquentes

  • Se dire que « le logement fera l’affaire ». La décence est une exigence légale, pas un vœu.
  • Ne pas documenter les défauts par écrit et photo — difficile ensuite de prouver.
  • Partir sans formaliser, perdant le droit au relogement et à la baisse de loyer.
  • Saisir directement le tribunal sans conciliation ni signalement au bailleur.
  • Ignorer que l’ARS et la mairie peuvent contraindre le bailleur — c’est un levier gratuit.

Sources officielles

Liens utiles

Remarque importante

La qualification d’insalubrité relève de l’ARS et du préfet. Ces informations sont indicatives — pour votre situation, adressez-vous en urgence à l’ADIL, au CCAS ou à un avocat.